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La protection de l'habitat :
les dates clés

Avec cette infographie Sepsad Télésurveillance, nous vous proposons un voyage dans le temps. En effet, nous retraçons l’histoire de la protection de l’habitat de l’antiquité à nos jours. Nous reprenons les grandes dates clés de l’alarme de maison jusqu’à la télésurveillance, pour arriver à la domotique et la maison intelligente connectée.


 La protection de l'habitat les dates clés




Antiquité : alarme animale et invention de la serrure

À l'image de certains animaux comme la mangouste ou la marmotte, l'homme, lui aussi d'instinct grégaire, a très tôt mis au point des procédures d'alerte afin d'avertir ses congénères en cas de danger. Cependant, l'idée même de protection de l'habitat ne commence à faire son chemin qu'avec le développement de diverses formes de propriété individuelle et collective.

Ainsi, c'est en Mésopotamie, berceau de la civilisation organisée depuis le néolithique, qu'apparaissent les premiers prototypes de serrures. Si, naguère, on se contentait de barrer la porte à l'aide d'une planche en bois, on commence désormais à fabriquer des pênes, que l'on peut faire tourner à l'aide d'une clé rudimentaire. Seul problème : avec la même clé, on peut ouvrir toutes les portes !

Ce sont donc les Romains, souhaitant protéger leurs villas construites grâce aux richesses rapportées des conquêtes et au développement de l'agriculture, qui font accomplir un bond prodigieux à la sécurité domestique. D'abord ils perfectionnent, forts de leur savoir-faire métallurgiste, les serrures importées d'Asie mineure, et fabriquent les premiers cadenas ainsi que les premiers coffres-forts.

Surtout, ils comprennent qu'avant les systèmes de verrouillage, qui peuvent toujours être contournés, la meilleure protection reste l'anticipation. Ce n'est sans doute pas un hasard si le mythe des oies du Capitole, censées selon Tite-Live avoir averti le peuple romain d'une attaque gauloise, nous est parvenu depuis le VIe siècle av. J.-C.

Peut-être d'anciens latinistes se souviendront alors de la fameuse phrase "Cave canem" ("Attention au chien"), inscrite sur le portique de bien des maisons antiques. Non contents d'avoir normalisé le système de la surveillance animale, qui prévaudra pendant plus d'un millénaire, les Romains avaient également vulgarisé une notion primordiale en termes de protection de l'habitat : la dissuasion.


1853 : l'alarme électrique, une première révolution

Jusqu'au XIXe siècle, les systèmes de protection domestique évoluent peu. Durant tout le Moyen Âge, les zones à risques se situent plutôt à l'extérieur du domicile, comme en témoigne l'image du bandit de grand chemin ; le reste du temps, les propriétaires sont à l'abris des maraudeurs dans leur châteaux forts.

Ainsi, la seule innovation notable de la période intervient au début du XVIIIe siècle, et elle est l'œuvre du chercheur anglais Tidesley. Un système de cloches directement relié à une serrure permet alors d'avertir les habitants d'une éventuelle intrusion. Cependant, il s'agit plus d'une invention marginale, inspirée par le développement de la mécanique et des automates après la Renaissance, que d'une véritable transformation dans le monde de la protection domestique.

Celle-ci se fait encore attendre plus d'un siècle. Il aura fallu une révolution politique et industrielle pour qu'au XIXe siècle commence à émerger la maison individuelle bourgeoise. Avec les premiers balbutiements de la classe moyenne apparaît alors un désir de protéger ses biens durement acquis.

C'est alors qu'Augustus Russell Pope, un Américain de Sommerville, près de Boston, se fait l'écho de ce désir naissant en lui apportant une solution technologique pratique. En 1853, il dépose ainsi un brevet pour protéger une invention avant-gardiste : l'alarme électromagnétique. Cette dernière consiste à relier portes et fenêtres à une cloche et à un marteau grâce à un circuit en parallèle à piles. Dès l'ouverture d'un battant, l'alarme s'active et continue à sonner même après fermeture.

Pourtant, c'est un certain Edwin Holmes, acquéreur du brevet en 1857, qui restera dans les mémoires comme père de la protection domestique moderne. Véritable missionnaire de l'alarme électrique, il vante son système partout, affrontant sans relâche les réticences vis-à-vis de l'électricité, alors considérée comme dangereuse. L'idée de relier ces dispositifs grâce au télégraphe est alors salutaire. Bientôt, célébrités et maisons de luxe lui font confiance, donnant du même coup ses lettres de noblesse à l'alarme individuelle.


1966 : la télésurveillance s'invite dans les foyers

Pendant près d'un siècle, l'alarme électromagnétique reste le paradigme de la protection de l'habitat. Elle connaît cependant quelques innovations incrémentales qui gardent leur pertinence aujourd'hui. On peut citer par exemple E.A. Calahan qui, en 1871, pérennise le dispositif des stations de contrôle. Cette logique d'alarme externalisée, premier pas vers la télésurveillance, s'impose rapidement et jouera un rôle clé dans les méthodes qui feront leur apparition à partir de la moitié du XXe siècle.

Comme dans beaucoup de domaines, dont Internet ou l'exploration spatiale, c'est du complexe militaro-industriel que viendra la nouveauté. En 1942, l'armée allemande met au point les premiers systèmes de vidéosurveillance pour sécuriser le lancement des fusées V-2. Si ces armes peu précises et déficientes font long feu, l'idée d'utiliser la vidéo pour garder un œil sur des biens connaît bientôt un franc succès.

En 1966, Marie van Brittan Brown, une infirmière afro-américaine vivant dans le Queens, émue du temps que prend la police pour arriver sur les lieux en cas d'infraction, dépose un brevet ayant pour nom "Home Security System Utilizing Television Surveillance". Déjà, l'inventrice met en place la plupart des caractéristiques des dispositifs de télésurveillance contemporains. Une caméra pivotante permet d'observer son interlocuteur à travers trois judas, on peut communiquer avec lui via un interphone, un contrôle à distance permet d'ouvrir la porte et un bouton d'appeler directement la police.

D'abord dédiée à la protection de l'habitat individuel, son invention fait bientôt des émules. Elle se répand ainsi dans les entreprises, et donne naissance quelques années plus tard à la vidéosurveillance dans les lieux publics. Comme Pope avant elle, elle révolutionne à son tour le marché de la sécurité, et les évolutions qui suivent consistent principalement à améliorer son système. Et ce jusqu'à l'apparition des systèmes intelligents...


1971 : premiers pas vers la maison intelligente

Si la protection de l'habitat n'a presque pas évolué pendant plusieurs millénaires, elle progresse de façon exponentielle à partir de la seconde moitié du XXe siècle. Les innovations sont si nombreuses et si rapides qu'il est difficile d'en isoler de véritables jalons ; cependant, il est incontestable que toutes ces nouveautés partent d'une invention en particulier : le microprocesseur de Marcian Hoff. Mis au point en 1971, cette centrale de traitement miniaturisée réduit drastiquement le coût et l'encombrement de l'informatique, lui ouvrant au passage pléthore de nouvelles possibilités.

À partir des années 80, on commence ainsi à réfléchir à la smart home, ou maison connectée. Visant d'abord l'amélioration des conditions de vie des seniors, la domotique conquiert petit à petit de nouveaux marchés jusqu'à devenir, dans les années 2010, un véritable creuset pour l'innovation.

À partir de là, l'alarme et la vidéosurveillance s'insèrent dans un véritable écosystème domestique loin de se limiter à la sécurité. Celle-ci, qui a bénéficié des progrès des capteurs de mouvements et de la vision nocturne, devient entièrement paramétrable par l'utilisateur qui a à sa disposition des dispositifs variés et efficaces, le tout à distance.

De nombreux systèmes sont ainsi accessibles aujourd'hui depuis un smartphone. Il est désormais possible de déprogrammer une alarme de façon provisoire lorsqu'on est en vacances, pour permettre le passage d'un voisin ou d'un ami par exemple. Le corollaire de ce contrôle à distance, c'est aussi que la sécurité ne concerne plus aujourd'hui exclusivement la problématique de l'effraction. La sécurité au XXIe siècle, c'est pouvoir s'assurer que nos enfants vont bien quand on est absent ; c'est enfin dormir tranquille sans se demander si on bien fermé le gaz ; c'est, finalement, la conquête d'une liberté de déplacement, d'une plénitude que nous envieraient sans nul doute les propriétaires de la Rome antique.


Sources :


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